Lettre d’information
Printemps 2024
Cher(e)s abonné(e)s,
Le développement de la plateforme Où Vivre est toujours aussi passionnant ! Merci aux 40000 visiteurs annuels, aux 100aines d’abonné(e)s, aux médias curieux et aux chercheur-euses impliqué(e)s dans ce travail !
Nous sommes convaincus d’apporter aux candidat(e)s à la mobilité géographique – et plus largement au débat public – des ressources pertinentes en stratégie de localisation.
Pourquoi une stratégie de localisation ? Parce que les canicules, l’eau potable, les inondations, les sécheresses, les risques industriels, les possibilités de télétravail, l’insécurité, les déserts médicaux, les paysages, l’accès aux services, la fiscalité, … sont autant de sujets évolutifs et fortement spatialisés !
Notre objectif ? Apporter des informations fiables, précises et objectives pour gagner du temps d’analyse, s’ouvrir à des lieux impensés et sécuriser ses choix dans un contexte incertain.
1. RAPPEL SUR LES EVOLUTIONS RECENTES DE L’INTERFACE
Un accès direct aux 120 indicateurs cartographiques organisés en 8 grandes thématiques qui correspondent à autant de préoccupations concrètes en stratégie de localisation.
La réorganisation de la page principale du site !
2. QUELQUES NOUVEAUX INDICATEURS
Nous travaillons sans relâche à l’intégration de nouveaux indicateurs ainsi qu’à la mise à jour et l’amélioration des indicateurs déjà intégrés. Voici quelques exemples de critères désormais disponibles sur Où Vivre !
– Les parcelles urbanisées (mauve) et vouées à l’urbanisation future (rouge). Très intéressant pour anticiper sur l’évolution d’un paysage !
– Une donnée très fine sur les cambriolages. Disponible pour les aires urbaines. Plutôt pertient pour choisir un quartier…
– Le gradient de naturalité montre l’impact humain à une échelle très fine, et de fait les lieux les plus préservés.
– La taxe foncière sur le bâti dont la variation d’une commune à l’autre est à prendre en compte lors d’un investissement immobilier.
– L’accidentologie (chaque point correspond à un accident 2019-2022) permet d’identifier les tronçons et carrefours les plus dangereux.
– La pollution agricole potentielle à échelle parcellaire : bio, non impactant, conventionnel. Effrayant dans certains secteurs viticoles…
3. TRAVAUX EN COURS ET PERSPECTIVES
Où Vivre, le livre !
Cela peut sembler paradoxal de créer un livre à partir d’une application web cartographique, mais, en réalité, cela a du sens !
En effet, si explorer la France à travers cette application peut ressembler à une « chasse au trésor » cartographique, la quantité d’informations – et surtout le degré d’importance à donner à chaque critère – peuvent rapidement devenir impressionnants, insurmontables, voir complètement anxiogènes !
C’est là qu’intervient le livre. En présentant les 8 thématiques de manière synthétique et illustrées de focus et d’anecdotes, il permet de rappeler pourquoi ces indicateurs ont été choisis et de les replacer dans une analyse plus globale. Et puis un livre ça s’annote, ça se prête, ça traîne, ça se retrouve.
Actuellement, 2 stagiaires géomaticiens se relaient jusqu’à fin octobre pour exprimer leur talent de cartographe. C’est aussi l’occasion de questionner certaines représentations et d’améliorer l’application en retour.
Les zones d’intérêt visuel
Aujourd’hui, les cartes de visibilité théorique – et les outils qui permettent de les créer – sont presque exclusivement orientés sur l’évaluation des nuisances paysagères de projets éoliens. C’est bien dommage !
En France, le droit de l’urbanisme tient compte des questions de hauteur des murs, d’emplacement des fenêtres ou de perte d’ensoleillement à l’échelle du voisinage mais il n’existe pas de « droit de vue » ou de « privilège de vue » à échelle plus large.
Nous avons décidé de contourner l’usage habituel des calculs de visibilité en les appliquant à la modélisation de la vue sur des points d’intérêt paysagers. D’où voit-on la montagne ? D’où voit-on la tour Eiffel ? D’où voit-on la mer ?
Ici sur l’image : d’où (en bleu) voit-on la barrière pyrénéenne (points rouges) ? Si ce critère est important pour vous, vous pourrez superposer cet indicateur aux parcelles urbanisées – ou à urbaniser – sur Où Vivre et ainsi affiner vos secteurs de prospections !
Un premier travail a été réalisé dans le cadre d’un projet professionnel par 3 étudiants en dernière année d’école d’ingénieur (merci Juliane, Samuel et Lucien !) au CNAM du Mans. Nous faisons tourner les machines virtuelles à plein régime et espérons intégrer les premières cartes ZIV dans la prochaine mise à jour !
La sauvegarde des recherches
Nous travaillons actuellement à l’amélioration du module « utilisateur » de l’application et notamment à l’intégration d’une fonctionnalité de sauvegarde et de gestion de vos recherches. Ainsi, il sera possible, pendant votre navigation sur l’application, de :
– Enregistrer des recherches
– Renommer des recherches
– Supprimer des recherches
Vous pourrez ainsi travailler votre stratégie de localisation dans le temps, faire des pauses et retrouver votre travail en cours.
4. COUVERTURE MEDIATIQUE
Interview par Corentin Durix dans son podcast Ambitions Rurales. Nous avons pris le temps de discuter des origines de l’application Où Vivre entre géographes passionnés.
Article de Charlotte Papin de Pretto : Choisir son refuge écologique : quelles sont les régions à privilégier ? Où nous avons pu détailler notre vision stratégique face au changement climatique.
La plateforme Où Vivre a été citée dans une enquête du Monde signée par Pascale Kremer : Changement climatique : les « survivalistes de l’immobilier » cherchent où habiter en 2050.
Intervention sur France Inter sur le thème Faut-il investir dans la pierre quand le monde s’écroule ? dans Jusqu’ici tout va bien animée par Maïa Mazaurette, Marie Misset et Marine Baousson.
La plateforme Où Vivre est citée, et plusieurs de ses idées sont reprises dans l’article Climat : le grand déménagement à venir signé par Riva BRINET-SPIESSER à la suite d’une enquête détaillée.
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